Les médecins de ville et de cliniques se mobilisent dès ce lundi 5 janvier pour dix jours pour dénoncer le budget de la Sécurité sociale pour 2026 et des mesures jugées punitives pour la profession. Tarifs des actes, lourdeur administrative et encadrement des prescriptions figurent parmi leurs principales revendications.
Six syndicats représentatifs des médecins généralistes et spécialistes (CSMF, FMF, MG France, SML, UFML et Avenir Spé/Le Bloc), rejoints par des collectifs de jeunes médecins et internes, appellent à la grève sur l’ensemble du territoire. Ils critiquent le projet de budget de la Sécurité sociale pour 2026 (PLFSS) adopté par l'Assemblée nationale le 16 décembre 2025 comme une attaque inédite contre la médecine libérale.
Parmi les mesures contestées figurent la modification des tarifs des actes, la surveillance accrue des prescriptions et la gestion des bons de transport pour les patients non mobiles. Les praticiens dénoncent également « une politique gouvernementale qui piétine la profession », selon un communiqué commun des syndicats.
Pour rendre le mouvement plus visible, le syndicat Jeunes Médecins a mis en place une plateforme permettant de recenser les participants à la grève.
L’action s’étendra jusqu’au 15 janvier, entraînant des perturbations possibles dans les cabinets et cliniques sur tout le territoire. Une manifestation se tiendra à Paris le samedi 10 janvier.









