Photo d'archives - crédit ici-c-nancy.fr

L’État et les organisations agricoles appellent ce vendredi à la "responsabilité collective" en Meurthe-et-Moselle. Si aucun foyer de dermatose nodulaire contagieuse, maladie virale émergente des bovins, n'a été détecté à ce stade, le respect strict des règles sanitaires est jugé essentiel pour protéger les élevages et éviter toute introduction du virus dans le département. 


Détectée pour la première fois en France à l’été 2025, la dermatose nodulaire contagieuse des bovins (DNC) continue d'inquiéter les autorités sanitaires et les éleveurs. Si la maladie n’est pas transmissible à l’homme, sa forte contagiosité et ses conséquences économiques ont conduit à un renforcement des mesures de prévention sur l’ensemble du territoire.

Afin de limiter la propagation du virus, des mesures sanitaires exceptionnelles ont été mises en place dans l'hexagone jusqu’au 1er janvier. Parmi lesquelles, l'interdiction des rassemblements festifs de bovins ou encore les obligations de déclarer des mouvements d’animaux dans un délai de 24 heures pour les marchés et centres de rassemblement ou de désinsectiser les moyens de transport lors de mouvement commercial en dehors de la France.

Depuis fin juin, 113 foyers ont été recensés en France, principalement dans l’Est et le Sud du pays, notamment en Savoie, Haute-Savoie, Pyrénées-Orientales ou encore dans le Jura. À ce stade, l’ensemble de ces foyers ont été dépeuplés, permettant d’éteindre les sources identifiées du virus, selon le ministère de l'Agriculture.

En Meurthe-et-Moselle, où aucun cas n’a encore été détecté, les autorités et les organisations agricoles appellent, ce vendredi 19 décembre, à la responsabilité collective. Éleveur, transporteur, négociant, toute organisation professionnelle « à respecter scrupuleusement les règles sanitaires en vigueur, ainsi que celles qui concernent le transport et le commerce des animaux vivants, afin de ne pas introduire la DNC dans le département », soulignent conjointement Jérémy Jenneson, président de la Chambre d’Agriculture de Meurthe-et-Moselle, et le préfet Yves Séguy, afin de « protéger tous les élevages ».

Alors que le monde agricole gère encore les conséquences de la fièvre catarrhale ovine, les représentants locaux et les syndicats FNSEA et les Jeunes Agriculteurs 54  réaffirment leur soutien aux protocoles en vigueur, fondés sur un consensus scientifique. « La responsabilité de chacun est capitale pour éviter une contagion dont les conséquences seraient particulièrement lourdes pour les exploitants que les filières concernées», insistent-ils.

La gestion de la dermatose nodulaire contagieuse divise le monde agricole. Contrairement à la FNSEA et aux Jeunes Agriculteurs, la Coordination rurale et la Confédération paysanne, revendiquent quant à elles une approche ciblée, avec l’abattage des seuls animaux malades et une vaccination élargie. Des divergences qui alimentent une mobilisation toujours active dans plusieurs régions.


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