Face aux incidents survenus vendredi lors de la rencontre AS Nancy-Lorraine face à Grenoble Foot 38, la Métropole du Grand Nancy annonce avoir déposé plainte. Le Parquet de Nancy a, de son côté, ouvert une information judiciaire.
La 24e journée de Ligue 2 ne restera pas dans les mémoires pour son score nul (0-0), mais pour les incidents qui ont marqué la soirée du 20 février 2026. Un épais nuage de fumée rouge s’est élevé du parcage grenoblois après l’allumage de fumigènes, vraisemblablement déclenchés à distance. Des jets de projectiles et des comportements violents dans les tribunes sont venus aggraver la situation, conduisant à l’interruption de la rencontre pendant près de quarante minutes.
Dès le lendemain, le club nancéien dénonçait dans un communiqué des faits « inacceptables », condamnés « avec la plus grande fermeté ». La Métropole du Grand Nancy a également exprimé sa condamnation, fustigeant « avec la plus grande fermeté les scènes de violence, les propos racistes et homophobes qui ont entaché la rencontre ».
À la suite de ces événements, le Parquet de Nancy a ouvert une information judiciaire. La Métropole a, de son côté, déposé plainte contre X. Son président, Mathieu Klein, a demandé la tenue d’une réunion urgente avec la Ville de Nancy, la Préfecture et la direction de l’ASNL afin d’évaluer les dispositifs de sécurité autour du stade et des rencontres sportives.
Déjà sanctionnée en début de saison par quatre matchs à huis clos, l’AS Nancy-Lorraine, qui lutte pour son maintien; pourrait de nouveau s’exposer à des sanctions disciplinaires.
Ces incidents interviennent à la veille de la signature officielle de la Charte métropolitaine contre les discriminations et le racisme dans le sport, prévue ce mardi 24 février 2026. Aux côtés de ses clubs professionnels, la Métropole du Grand Nancy entend ainsi réaffirmer un engagement plus que jamais d’actualité : faire du territoire un modèle d’inclusion et de respect, sur les terrains comme dans les tribunes.







