La Cour suprême indonésienne a rejeté mardi l'ultime recours du Français Serge Atlaoui, condamné à mort pour trafic de drogue, une décision qui a conduit la Ville de Nancy à réagir dans un communiqué. 
SergeAtlaoui

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En prison depuis dix ans en Indonésie, Serge Atlaoui avait été arrêté en 2005 dans un laboratoire clandestin de production d'ecstasy près de Jakarta puis condamné à la peine capitale. Ce mardi 21 avril, le dernier recours du lorrain qui avait saisi la Cour suprême dans l'espoir d'un procès en révision, a été rejeté. L’espoir s’amenuise pour Serge Atlaoui.  Dans un communiqué de la Ville de Nancy transmis ce mardi, Laurent Hénart, Maire de Nancy, Lucienne Redercher, adjointe au maire déléguée à la Culture, intégration et aux Droits de l’Homme et Frank Pilcer, Conseiller délégué à la culture et aux droits de l’homme, se sont exprimés suite au rejet de l’ultime recours du condamné à mort Serge Atlaoui. 

" L’ultime recours du Lorrain Serge Atlaoui, arrêté en 2005 en Indonésie et condamné à mort dans ce pays pour trafic de drogue, vient d’être rejeté par la justice indonésienne. Cette décision risque d’entraîner l’exécution rapide du prisonnier français et d’autres condamnés étrangers. 

Suite à cette annonce, Laurent Hénart, Maire de Nancy, Lucienne Redercher, Adjointe en charge de la Culture, de l’Intégration et des Droits de l’Homme, et Frank Pilcer, Conseiller municipal délégué à la Culture et aux Droits de l’Homme, tiennent à apporter leur soutien à la famille de Serge Atlaoui et à rappeler l’engagement de la Ville de Nancy à défendre les Droits de l’Homme et à prôner l’abolition universelle de la peine de mort.

A l’appel à la mobilisation lancé en mars dernier par le comité « Ensemble contre la peine de mort », le Maire et ses adjoints avaient immédiatement réagi. Ils appelaient à ce que la peine infligée à Serge Atlaoui soit commuée en peine de prison.

« Forte de son histoire et de sa tradition humaniste, Nancy ne peut que défendre le droit inaliénable de chaque être humain à la dignité et à une justice équitable », rappellent les élus.

Aujourd’hui, bien que respectant la souveraineté de l’Etat indonésien, ils ne peuvent qu’exprimer leur grand regret, leur désaccord fondamental avec cette peine et appellent les autorités indonésiennes à la clémence."

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