L'incendie survenu dans un bar de la station suisse de Crans-Montana, lors du réveillon de la Saint-Sylvestre, a coûté la vie à 40 personnes, dont 20 mineurs, et fait 119 blessés. Parmi les victimes, neuf sont françaises, tandis que plusieurs ressortissants ont été transférés dans des hôpitaux spécialisés en Europe.
L’incendie survenu dans un bar de la station suisse de Crans-Montana, dans la nuit du 31 décembre, a laissé derrière lui un bilan tragique : 40 morts, dont 20 mineurs, et 119 blessés. Dimanche, les autorités helvétiques ont confirmé l’identification de l’ensemble des victimes et assuré qu’aucune disparition n’était encore à déplorer.
La France, durement touchée, compte neuf ressortissants parmi les personnes décédées. Le porte-parole du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, Pascal Confavreux, a annoncé que les recherches étaient désormais closes, précisant qu’il n’y avait plus de personnes portées disparues. De son côté, le chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barrot, a indiqué que 23 Français figuraient également parmi les blessés, certains dans un état grave.
Parmi les victimes, Giovanni Putelli, originaire des Vosges, s’était construit une nouvelle vie en Suisse. Installé depuis plusieurs années dans le pays, il y travaillait au sein d’un casino. L’annonce de sa disparition a suscité une vive émotion à Fresse-sur-Moselle, sa commune d’origine. La municipalité a rendu hommage à un « enfant du pays » et adressé un message de soutien à sa famille, partageant la douleur d’un village marqué par la perte d’un de ses habitants.
L’incendie a également touché le milieu du football français. Tahirys Dos Santos, 19 ans, joueur du FC Metz, a été grièvement brûlé lors de la soirée. Son club a confirmé qu’il avait dû être transféré d’urgence vers l’Allemagne, dans un service hospitalier spécialisé dans le traitement des grands brûlés, où il est actuellement en soins intensifs.
Face à la gravité de la situation, la Suisse a sollicité l’aide de plusieurs pays européens dans le cadre de la protection civile. Des blessés ont ainsi été répartis dans des établissements médicaux disposant d’unités spécialisées, afin d’optimiser les chances de prise en charge et de rétablissement des patients les plus atteints.









