FAITS DIVERS. Attirés par des prix très bas, plusieurs acheteurs pensaient réaliser une bonne affaire. Ils auraient en réalité été victimes d’un système bien organisé de revente de véhicules maquillés à la hâte. Une enquête a mis au jour une vingtaine de plaintes et des pratiques aux conséquences parfois dangereuses.
Un système frauduleux démantelé autour de la revente de véhicules d'occasion. À Nancy et dans ses environs, un groupe de neuf personnes, liées par des relations familiales, sont soupçonnés d’avoir mis en place un système d’escroquerie.
Le mode opératoire était simple. Les suspects achetaient des voitures à bas prix, pour quelques centaines d'euros souvent en liquide afin de ne laisser aucune trace. Après un nettoyage sommaire et quelques interventions mécaniques superficielles, les véhicules étaient revendus jusqu’à près de dix fois leur prix d’achat gâce à des contrôles techniques qui auraient été falsifiés. Certains défauts auraient été à plusieurs reprises supprimés des rapports pour permettre la revente des véhicules. Un contrôleur technique a d’ailleurs déposé plainte après avoir constaté que des documents à son nom avaient été modifiés.
Pour trouver vendeurs et acheteurs, les mis en cause utilisaient des affichettes accrochées sur des poteaux de signalisation, déposées sur les pare-brise ou publiaient des annonces sur des plateformes en ligne comme Leboncoin. Mais derrière ces transactions se cachaient parfois de graves défaillances, une vingtaine de plaintes ont été recensées. L’une des victimes a perdu un pneu sur une voie rapide. Dans un autre cas, un amortisseur avait été monté à l’envers, mettant en danger la sécurité du conducteur.
Les investigations menées par la Brigade d’atteintes aux biens (BAB) de la Direction interdépartementale de la police nationale de Meurthe-et-Moselle ont permis de mettre au jour un « garage fantôme », reposant sur une activité entreprenariale établie avec de faux documents. Au total, près de 120 transactions auraient été réalisées depuis l’été 2025.
Le 9 mars dernier, quatre personnes ont été interpellées et placées en garde à vue, tandis que cinq autres étaient entendues librement. Lors des perquisitions, les enquêteurs ont saisi environ 85 000 euros, dont une grande partie en liquide, ainsi qu’une dizaine de véhicules. Inconnus jusque-là des services de justice, les mis en cause ont été remis en liberté. Ils sont convoqués en novembre devant le tribunal judiciaire de Nancy pour répondre des faits d’escroquerie, d’abus de confiance, de blanchiment et de mise en danger de la vie d’autrui.
Elles sont partout : « Rachat de voitures, tous types, peu importe l’état ».
— Police Nationale 54 (@PoliceNat54) March 17, 2026
Derrière ces offres, des véhicules à peine rafistolés, remis en vente… dangereux.
🚨 Enquête : réseau démantelé, +80 000€ et véhicules saisis.
⚠️ Une “bonne affaire” peut coûter cher.#Sécurité pic.twitter.com/aMe5WZXM6L







