À la maison d’arrêt de Nancy Maxéville, les livraisons de colis par drones continuent de sévir au sein de l’enceinte pénitentiaire. Le syndicat FO Justice alerte une nouvelle fois sur la persistance de ces trafics, qui perdurent malgré les fouilles « XXL » récemment menées.
À quelques jours de Noël, le ton est à la lassitude et à la colère. Dans un communiqué diffusé ce dimanche, FO Justice dénonce un phénomène devenu chronique, tant par sa fréquence que par son ampleur, évoquant un « véritable magasin volant ». Ce week-end encore, plusieurs colis ont été interceptés à la maison d’arrêt de Nancy - Maxéville.
Dans le détail, le syndicat indique que les agents ont saisi, samedi 20 décembre, près de 500 grammes de cannabis, ainsi que plusieurs iPods, des puces neuves, des chargeurs et des téléphones portables. Le lendemain, ce sont des outils, des téléphones, 60 grammes de cannabis, des chargeurs et des clés IPTV qui ont été découverts.
Si les fouilles restent indispensables, elles ne suffisent pas à endiguer le phénomène, souligne FO Justice. « Pour eux, les pertes ne sont que des miettes ». Les détenus s’adaptent « très rapidement, avec des moyens logistiques et financiers importants ». Pour le syndicat, seule une action régulière et coordonnée, complétée par des dispositifs techniques tels que l’installation de filets anti-projections, permettra de freiner durablement ces trafics et de garantir la sécurité du personnel pénitentiaire.









