Un impressionnant accident s’est produit ce vendredi 19 décembre à Dommartemont, près de Nancy, où un camion-toupie à béton de 32 tonnes s’est encastré dans la façade d’un pavillon, provoquant une vive émotion dans le voisinage. Aucun blessé n’est à déplorer, mais les dégâts matériels sont importants.
Que s'est-il passé ? Selon les premiers éléments, le poids lourd de type camion-toupie à béton, qui intervenait chemin d'Amance à Dommartemont sur un chantier d'une maison individuelle situé en face du pavillon des victimes, a dévalé la chaussée et a terminé sa course contre la façade de l’habitation. Le conducteur était descendu de sa cabine au moment des faits. Il aurait pourtant "serré le frein à main", assure ses collègues.
« J’étais à la maison lorsque j’ai entendu un bruit effroyable », témoigne la riveraine encore sous le choc. Au moment des faits, elle était seule chez elle avec son chien, elle a ensuite découvert l'imposant poids-lourd de 32 tonnes encastré dans l'entrée de sa maison.
Pas de blessé, mais les dégâts sont importants, la façade a été endommagée, laissant apparaître une imposante fissure. À quelques jours de Noël, la situation est vécue comme un véritable traumatisme par la famille. « Le pire, c’est qu’il aurait pu y avoir des blessés », insiste la propriétaire. Très en colère, elle pointe également du doigt la mairie. « Cela faisait des mois que j’alertais sur les risques liés à ce chantier. Il y a un va-et-vient constant de gros camions, avec des manœuvres compliquées en raison du dénivelé ».
Arrivés peu après l’accident, la fille et le gendre de la riveraine partagent cette inquiétude. « Imaginez si un enfant avait traversé la route à ce moment-là », s’indignent-ils.
Sur le chantier, les travaux à 17h se poursuivaient malgré l’accident. Les ouvriers, casqués, expliquaient ne pas pouvoir interrompre les opérations de dallage, tout en exprimant leur compassion envers la victime.
Dans cette zone pavillonnaire, la police municipale de Saint-Max s’est rendue sur place, tout comme les sapeurs-pompiers de la caserne Rives de Meurthe, mobilisés pour une opération de reconnaissance et de sécurisation des lieux.
Alain LIESENFELT, maire de Dommartemont, joint lundi par téléphone
« C’est un accident assez spectaculaire, qui aurait pu avoir des conséquences dramatiques », insiste Alain Lisenfeld, maire de Dommartemont. Le camion-toupie, stationné sur une chaussée en déclivité face au pavillon, reculait pour déposer du béton lorsqu’il a, pour une raison encore indéterminée, dévalé la pente et percuté l’entrée de la maison. « Deux hypothèses sont envisagées : un frein mal enclenché ou un dysfonctionnement lié à la boîte automatique »
L’élu rappelle rappelle le cadre réglementaire sur la circulation dans la commune limitée à 5,5 tonnes, en raison de la configuration des rues et du relief. « Mais dès lors qu’un permis de construire est délivré, il y a une autorisation implicite pour le passage de poids lourds nécessaires au chantier, comme les camions-toupies ou les véhicules de livraison de matériaux. On ne peut pas construire une maison sans ces engins », explique-t-il.
Concernant l’habitation touchée, Alain Lisenfeld précise que « la présence d’une avancée en béton a permis de freiner le camion » et que « le linteau au-dessus de la porte n’a pas été atteint ». Sur la base du diagnostic réalisé par les sapeurs-pompiers, aucun arrêté de péril n’a donc été pris.
La commune a proposé un relogement d’urgence à la famille sinistrée, qui a finalement été hébergée par des proches avant de retrouver sa maison.
Le maire assure rester vigilant et suivre attentivement les suites portant sur les circonstances de cet accident . « J’ai prévenu la métropole pour voir s’il y avait des soucis particuliers sur la voirie. Après l’évacuation du camion, les services métropolitains sont venus nettoyer pour éviter que ça ne glisse ».









