Photo d'archives - crédit ici-c-nancy.fr

Au terme d’une enquête ciblée menée par la brigade des stupéfiants de la Division de la criminalité territoriale (DCT) de la DIPN 54, sous la direction du parquet de Nancy, les policiers ont mis fin à un trafic de stupéfiants solidement implanté dans le quartier du Haut-du-Lièvre à Nancy. Dix personnes avaient été interpellées. Ce vendredi, sept suspects, dont les têtes présumées du réseau, ont été présentés à la justice.


Le vaste réseau de trafic de stupéfiants qui opérait au 3 rue Jean-Mihé, dans le quartier du Haut-du-Lièvre à Nancy, n’est plus. Débuté par une enquête ciblée de la brigade des stupéfiants de la Division de la criminalité territoriale (DCT) de la DIPN 54, le dossier a débouché sur dix interpellations. Si les gardes à vue de trois personnes étaient levées sans suite, ce vendredi, sept des suspects ont été présentés à la justice.

Cinq d’entre eux devaient être jugés en comparution immédiate, mais à la demande de leurs avocats, l’audience a été renvoyée au 14 janvier 2026 afin qu’ils puissent préparer leur défense. En attendant d’être jugés, ces cinq prévenus ont été placés en détention provisoire.

Un « lieutenant », un logisticien et un laboratoire chez l’oncle

Au centre de l’organisation présumée, deux frères âgés de 22 et 24 ans, déjà bien connus de la justice. Le premier a déjà été condamné à quatre reprises, dont deux fois pour trafic en 2022 et 2023 ; le second compte cinq condamnations, dont deux pour trafic en 2020 et 2022. 

Lors des perquisitions menées au 3 rue Jean-Mihé, les enquêteurs ont saisi des vêtements et accessoires de luxe dont la valeur avoisinerait 100 000 €, selon le parquet.

À leurs côtés gravitait un « lieutenant » de 27 ans, présenté comme responsable du réapprovisionnement des points de vente et de la collecte de l’argent. Son casier judiciaire porte onze mentions, majoritairement pour violences, outrages et rébellion. Un autre homme, âgé de 28 ans, est soupçonné d’avoir assuré la logistique, en fournissant un lieu de stockage et en louant des véhicules au profit du réseau.

Enfin, l’enquête a également remonté jusqu’à l’oncle des deux principaux suspects, 46 ans, qui aurait hébergé un laboratoire de coupe et de conditionnement des stupéfiants ainsi que des armes. L’homme a déjà été condamné à huit reprises, notamment en 2024 pour détention d’armes de catégorie B et C.

Deux prévenus présentés en comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité

Deux autres hommes ont comparu séparément dans le cadre d’une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC). Ils ont été condamnés à un an de prison avec sursis probatoire pendant deux ans.

Le premier, âgé de 56 ans, tenait lieu de « nourrice » pour les têtes du réseau et servait de refuge. Toxicomane de longue date, il devra suivre des soins, travailler ou suivre une formation, et s’acquitter de ses dettes envers le Trésor public.

Le second, 23 ans, a été arrêté fortuitement dans un appartement servant de stockage. Déjà condamné pour violences et usage de stupéfiants, il devra en plus de son sursis effectuer 140 heures de travail d’intérêt général, et se voit interdire de séjour au Haut-du-Lièvre pendant trois ans, ainsi que dépossédé des sommes et du téléphone qu’il détenait.


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